Qui tire profit de la mondialisation ?

La mondialisation désigne l'augmentation du flux des échanges entre les différentes nations du monde. Amorcée au lendemain de la deuxième guerre mondiale, ses conséquences sont nombreuses et remarquables à plusieurs niveaux : le brassage entre les cultures, une dépendance entre les différentes économies, la chute des barrières linguistiques, l'ouverture des frontières, le libre-échange… Le phénomène a connu une accélération au début des années 90, de sorte que le monde est devenu “un village global”. Désormais, les pays dits en voie de développement et ceux industrialisés sont beaucoup plus “rapprochés”. Mais paradoxalement, un fossé encore plus grand en matière de développement sépare ces deux “mondes” au fil des années. Une question mérite donc d’être posée ! À qui profite vraiment la mondialisation ?

Les enjeux de la mondialisation

La mondialisation a contribué à l'intensification des échanges entre les différents pays du monde. Le fruit de cet exploit fut une multiplication par 6 du produit intérieur brut mondial. Cette tendance est surtout due à l'implication des pays “industrialisés” dans le processus. Et c’est ce qui le déséquilibre également.

Au fur et à mesure que l'on progresse, de nombreuses craintes naissent dans l'esprit des uns et des autres quant à la possibilité d’avoir sa part du gâteau. En effet, le concept du libre-échange tel qu'exposé par les précurseurs du libéralisme, ne trouve plus son application dans le contexte actuel. La raison en est que la concurrence est de plus en plus forte ; chaque acteur veut alors protéger ses intérêts. Ceci renforce encore plus l’inégalité entre les pays du monde.

Les riches s'enrichissent, les pauvres s’appauvrissent

La conséquence de la recherche de plus en plus accrue de richesse des différentes multinationales issues des pays les plus développés ; de la concentration des échanges commerciaux au sein de la triade États-Unis – Europe- Asie du sud-est… est le renforcement de l’inégalité entre les nations émergentes et celles sous-développées. Ces dernières sont versées dans une concurrence déloyale dans laquelle elles ne font pas le poids. Pire, elles contribuent à augmenter la richesse des plus développés. Les plus riches sont du coup de plus en plus riches, et les plus pauvres s’appauvrissent encore plus. La mondialisation est donc loin de profiter aux pays en voie de développement. Des réflexions s'imposent pour juguler ce problème.